Faire Ce Qui Est Bien

Dans mes blogues précédents, j’expliquais que les conflits d’intérêts sont parfois une réalité incontournable des sociétés complexes et que les gens doivent créer leur propre boussole éthique et savoir quand demander conseil. Je décrivais l’obligation qui incombe aux dirigeants de garantir leur propre intégrité et celle de leur organisation, en plus de promouvoir une culture éthique.

Le présent blogue vient en grande partie étayer mes propos tenus précédemment, à savoir qu’après des décennies de service au sein de la fonction publique, à différents titres, je suis convaincu que la majorité des membres du gouvernement veulent faire ce qui est bien simplement parce que c’est bien.

Je crois que les titulaires de charge publique et les employés de la fonction publique sont davantage sensibilisés à l’importance de l’éthique et sont plus sensibles aux méfaits, et donc moins tolérants.

En termes de mesure du rendement, on parle de changements durables de conscience et de comportement menant à des changements de condition et d’attitude à plus long terme. L’analogie est pertinente. L’importance accordée à la conscience et au comportement éthiques s’est accrue au fil du temps. Ces principes font maintenant partie intégrante de notre culture et ont provoqué un réel changement dans les conditions et les attitudes sociales.

Même les entreprises privées, motivées par le profit, sont sans cesse forcées d’accroître la transparence de leurs pratiques, de démontrer les répercussions sociales positives de leurs activités, d’établir des normes d’éthique strictes et de soutenir la participation communautaire. Bon nombre d’entreprises considèrent ces mesures comme des facteurs de leur réussite.

Selon moi, toutes ces dispositions mènent notre société sur la bonne la voie. Même s’il y a eu récemment des incidents très médiatisés liés à l’éthique dans tous les ordres de gouvernement, il faut se dire qu’il n’y a pas si longtemps, de tels cas n’auraient peut-être même pas été décelés.

L’augmentation de la fréquence et de la couverture médiatique de ces incidents pourrait refléter une meilleure conscience collective.

Le rôle du Bureau est de renforcer cette propension naturelle à faire ce qui est bien. Il y aura toujours des gens qui ne veulent pas faire ce qui est bien et qui ne s’adresseront probablement jamais au Bureau pour demander conseil ou résoudre un cas.

Cela dit, je suis impressionné par le nombre de hauts fonctionnaires qui ont soumis leurs questions ou leurs préoccupations au Bureau simplement pour s’assurer d’être sur la bonne voie. Voilà ce qu’est une fonction publique efficace dans le monde d’aujourd’hui. Nous encourageons et applaudissons un tel comportement; en retour, nous nous efforcerons de fournir des conseils éclairés, uniformes et utiles.

Dernièrement, Rosie DiManno, chroniqueuse au Toronto Star, a écrit quelque chose qui m’a interpelé : « L’éthique, c’est faire ce qui est bien en public; l’intégrité, c’est faire ce qui est bien en privé » [traduction].

Pour moi, cela signifie que peu importe le code de conduite et l’organisme de surveillance, les employés de la fonction publique devraient toujours se fier à leur sens de l’intégrité et à leur instinct les poussant à faire ce qui est bien, simplement parce que c’est bien.

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